Découvrez la musique marocaine
- Différentes influences de la musique marocaine
- Les différentes fêtes importantes au Maroc
- La musique classique marocaine
- Description du Malhoun et Griha
- Description du chaabi
- Le Raï: description et histoire
Musique marocaine: informations, artistes, liens et plus
Au Maroc, on baigne souvent dans un îlot sonore incessant, que ce soit l'appel de la prière (aujourd'hui enregistré) du muezzin, des romances sentimentales égyptiennes, voire de la pop anglo-saxonne qui s'échappent des boutiques, ou encore le martèlement des tambours et les youyous des femmes célébrant un mariage tard dans la nuit.
Mais il faut plutôt rechercher -le début de la soirée étant le moment le plus propice - les séances musicales improvisées au fond d'un café, où quelques amateurs se livrent au plaisir de jouer en groupe, surtout pendant le mois de ramadan.
Les différentes influences de la musique marocaine
Conjuguant des styles divers, la musique marocaine est aussi intimement liée aux festivités. Sans elle, jamais les fêtes ne brûleraient de tant d'ardeur.
La musique berbère, répandue dans les zones rurales, est indissociable de la danse et liée au rythme des saisons et aux travaux des champs.
Jadis, des orchestres ambulants, qui avaient aussi pour fonction de transmettre les nouvelles sous la forme de poèmes rimés en langue berbère, visitaient régulièrement les villes et les villages de l'Atlas. Utilisant de grands tambours il une seule face, un luth à deux cordes, des flûtes de roseau, des hautbois et un rebab unicorde, ces musiciens se livraient volontiers à des improvisations.
Depuis le début du vingtième siècle, les rwâye, des musiciens troubadours, se sont imposés dans les rassemblements suscités par les fêtes. En général au groupe de cinq musiciens, les rwâye sont accompagnés de quatre danseurs. Leurs chants, inspirés du répertoire villageois, racontent leurs déplacements de ville en ville, au gré des moussems (pèlerinage annuel sur la tombe d'un saint).
Un soir de juin 1971, le groupe N ass el Guiwân a lancé un mouvement nouveau dans les traditions musicales marocaines afin se démarquer des chansons de variétés assez mièvres qui prédominaient alors. Les textes de ses chansons d'un style nouveau analysaient la société marocaine à travers ses errements et ses retards. Ils lui ont valu un véritable succès historique. C'était l'impulsion qu'il fallait apporter au monde de la musique marocaine pour voir l'émergence d'une forme de chant nouvellement critique, qui a par la suite été affiliée au raï (« opinion» en arabe). Celle-ci a trouvé ses meilleurs interprètes en Cheb Amrou, Ahmed Raï de Casablanca ou Jedwane (http://www.bladi.net/jedwane.html).
Les différentes fêtes importantes au Maroc
Le Maroc, pays essentiellement agricole, compte également plusieurs fêtes des récoltes très joyeuses à ne pas manquer.
En février, la fête des Amandiers à Tafraoute, dans l'Anti-Atlas.
En mai, la fête des Roses à El Kelaâ M'Gouna, dans la vallée du Dadès.
En juin, le moussem de Sidi Mohammed Laghdarl, Ã Tan Tan, qui occasionne des courses de dromadaires.
En août, le moussem de Moulay Abdallah, à El Jadida, donne lieu à un grand rassemblement de cavaliers pour de formidables fantasias.
En août-septembre, le moussem de Moulay Idriss, sur la tombe d'Idriss Ier, est l'occasion d'un immense rassemblement de pèlerins qui installent une ville de toile dans la plaine.
En septembre, le festival de Fantasia, à Meknès, et le moussem d'Imilchil, dans l'Atlas.
En octobre, le festival des Chevaux a lieu à Tissa, à 50 km au nord de Fès, et la Guetna, ou fête des Dattes, à Er Rachidia et Erfoud, dans le Tafilalt.
Chaque année, la fête des Cierges de Salé, durant la fête religieuse d'Achoura, le dixième jour après le Nouvel an de l'hégire. Les habitants de la ville paradent dans les rues, portant sur leurs épaules les énormes lanternes de cire du marabout de Sidi Abdullah ben Hassoun, leur saint homme.
L'effervescence qui règne lors des matchs de football ou de toute autre manifestation d'athlétisme traduit l'engouement des Marocains pour le sport. Aux abords des stades, la tension est soutenue par les rythmes des orchestres de rue. Lors du championnat national, trois grands clubs enflamment les tribunes : Rahja et Ouidad, à Casablanca; Far, à Rabat. Certains joueurs, tel Larbi Ben Barka, sont de véritables idoles.
En athlétisme, 1984 a vu l'avènement de grands champions, comme Saïd Aouita et Zahra Ouazziz en demi-fond et Naoual el Moutawakil (400 mètres haies), et a ainsi conquis le cœur des Marocains, avec aussi Neza Bedouane (médaille d'or aux 400 mètres haies aux jeux Olympiques de 1996) ou encore Hicham el Guerrouj.
De son côté, le golf jouit d'une belle promotion grâce à l'organisation de deux compétitions de premier plan : le Grand Prix Hassan II, à Dar es-Salem, et l'Open national d'Agadir.
À Marrakech, il n'était pas rare de voir se produire des membres de la confrérie des Gnaoua. Les Gnaoua se réclament de Bilal, cet esclave éthiopien qui fut le premier muezzin du Prophète. Traditionnellement, ils associent étroitement état de transe et rythmes effrénés des percussions à leur pratique religieuse et thérapeutique. De nombreux récits de guérisons miraculeuses entretiennent le mystère qui enveloppe leurs cérémonies destinées à chasser les démons qui se sont emparés d'un lieu ou d'une personne. Le rythme, de plus en plus frénétique, des tambours et des crotales de fer qu'ils utilisent au cours de leurs rituels mettent les « possédés» en transe jusqu'à leur libération. L'origine subsaharienne de cet art se manifeste dans les sauts et les mimes qui caractérisent également leurs danses. Cette confrérie soufie doit sa célébrité hors des frontières marocaines notamment à Jimi Hendrix, qui lui a rendu hommage dans les années 1960. Depuis quelque temps, les Gnaoua donnent des spectacles en Europe.
La musique classique marocaine
La musique classique marocaine est très élaborée et plutôt élitiste. La maussiqa andaloussiyia (musique andalouse) jouit de la solennelle appellation de « classique ». Bien que conventionnel, le style andalaussi, marqué par la prédominance de la voix, n'est pas uniforme d'une ville à l'autre. Les villes d'Oujda et de Rabat ont en effet développé leur propre genre baptisé at-tarb al-gharnâti, expression qui évoque la grandeur passée de Grenade, jadis bastion de l'islam en Espagne. Mais c'est à Tétouan que subsiste le principal conservatoire andaloussi. On y pratique surtout la nûba, une sorte de suite comparable à la sonate et, qui enrichit le style classique.
Les nûbas sont des œuvres musicales complètes composées d’un ensemble très codifié comprenant des préludes généralement instrumentaux et des mesures chantées. Tous les morceaux abordent le même thème, mais sur des rythmes différents. Les grands maîtres marocains de la nûba en sont Cheikh Salah et, plus récemment Abdelkrim Raïs (http://www.bladi.net/haj-abdelkrim-rais.html), mort en 1996.
Comme les compositions ne sont pas notées, elles se transmettent oralement.
La musique andalouse utilise vingt-quatre modes et elle illustre souvent des poèmes d'amour écrits en arabe littéraire. Les instruments auxquels elle fait appel sont le rebec à deux cordes, semblable à la viole des troubadours du Moyen-âge, le violon, le luth et la cithare. Les percussions sont assurées par les tambours et des tambourins en poterie couverts de peau de chèvre (derboukas). Le luth arabe (al-ûd) joue un rôle prépondérant dans les principales compositions.
Description du Malhoun et Griha
Le malhoun ou griha est un art plus authentiquement marocain, fruit d'une synthèse entre la musique andalouse classique et les mélodies populaires en arabe dialectal. La première école de malhoun aurait été fondée au début du XVIe siècle à Meknès où cette discipline est encore enseignée. Le malhoun utilise les mêmes modes et les mêmes instruments que la musique andalouse, mais l'inspiration des chants y est plus légère. À partir des années 1950, un certain nombre de musiciens se sont mis à enregistrer leurs œuvres, comme Houcine Toulali (http://www.maroc.net/newrc/toulali.htm), Jilali Chebabi, Abdelkrim Guennoun, Ahmed Souhoum et Mohammed Bouzoubaa.
À Tanger, où l'influence de l'Espagne est encore très forte, on a vu récemment le malhoun se mêler au flamenco sous l'impulsion du chanteur gitan Juan Pena, dit el-Lebrijano.
Le chaabi est la musique populaire que l'on entend le plus fréquemment à la radio. Elle a été forgée par des musiciens itinérants qui récoltaient des mélodies rurales et improvisaient les paroles selon les auditoires. Abdelwahhab Doukkali et Hamid Zahir, deux des chanteurs de chaabi les plus appréciés, ont commencé leur carrière sur un marché,. l'un à Fès, l'autre place Jemaa-el-Fna, à Marrakech.
La musique marocaine témoigne ainsi de l'influence de l'Egypte qui est la grande référence en ce domaine. Ainsi les groupes de chaabi ont amplifié électriquement des instruments classiques. Ils ajoutent à l'orchestre traditionnel des guitares, des claviers et des instruments à percussions. La conclusion d 'un morceau de chaabi comprend une partie purement instrumentale jouée à un rythme deux fois plus rapide que le thème principal pour entraîner l'assistance à battre des mains et à danser.
A partir des années 1960, certains groupes ont cherché à faire la synthèse des musiques orientale et occidentale en essayant de se défaire de l'influence égyptienne, et en particulier de Oum Khalsou, spécialiste des introductions instrumentales interminables et des répétitions de couplets entiers qui faisaient durer certaines chansons jusqu'à près d'une heure. C'est le cas des frères Mégri, des Jil Jilala et des Nass el-Ghiwane.
Les grandes figures de ce genre populaire comptent aussi la chanteuse Najat Aatabou et le groupe féminin des B 'net Houariyat.
Le Raï: description et histoire
Plus récemment est apparu le raï, lancé au Maroc par les Algériens Khaled et Cheb Mami. Le raï utilise les cuivres, l'accordéon, la guitare électrique et les percussions. Les paroles racontent, en termes parfois crus, les préoccupations de la jeunesse des villes.
Les vedettes au Maroc en sont notamment Chaba Zahouania () et Cheb Kader .
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Posté par admin le Dim, 2006-02-26 21:56.


